J’ai exploré des univers professionnels différents.

J’ai été enseignante auprès de jeunes enfants, j’ai travaillé dans la communication d’entreprise, puis j’ai changé de voie pour obtenir un diplôme de praticienne de santé naturopathe et je me suis occupé d’un journal de naturopathie en tant que rédactrice en chef pendant huit ans.

 

Mon histoire avec la photographie est récente. Je n’avais jamais investi cet outil. Il a fallu que je tombe malade pour que les fleurs m’invitent à ne pas perdre le sensible lumineux de mon quotidien.

 

Mes créations sont dans l’esprit du féminin sacré, cette émanation subtile de la nature qui vient toucher mon être de femme.

 

Sans technique photographique, je vais intuitivement vers les fleurs qui ouvrent mon cœur et appellent mon regard.

 

Ce que j’aime, c’est découvrir et transmettre la beauté, proposer un regard où l’attention, la présence, le détail,  nous relient au sacré de la création et où le végétal nous fait voyager au-delà des apparences dans notre divine nature.

 

 

 

 

Il a donc fallu une fracture dans ma vie, une déchirure, et être réduite à l'impuissance, pour que les fleurs, d'abord celles de mon appartement ou de mon balcon, deviennent le fil rouge sur lequel j'enfilais mes jours.

 

Sous la peau, la chair et les os hurlaient en silence, mes mains étaient des brasiers consumant la joie, un incendie invisible me consumait...

 

Agenouillée auprès des fleurs, photographier est devenu une prière. Le matin je me levais, avec ce désir tenace d'observer et de capter quelque chose de cette divine nature. J'étais invitée à une communion avec l'invisible, à un voyage vers le sensible...

 

Un voyage intérieur pour palper les contours de l'invisible, le non-dit, le non-su, donner à voir, donner à ressentir l'innommable que les jours censurent avec une tyrannie de boxeur.

 

Coups de poing sur le visage des choses, frappes répétées sur le sensible, mise à terre du mystère... On compte jusqu'à dix. Rien ne se relève, tout reste englouti, perdu, séparé du visible. Et finalement, ni l'invisible, ni le visible ne sont vivants...

 

Alors vient cette nécessité de laisser parler autre chose, de déterrer ce qui reste enfoui, mis en terre par l'oubli, séquestré dans un lieu dont nous sommes les geôliers ne sachant plus ouvrir la porte pour libérer l'essentiel.

 

A chaque regard lancé, j'attrape dans le noeud coulissant du lasso la première étincelle qui brille, ouvre mon coeur et vient toucher l'invisible en moi.

 

J'écume l'impalpable.

 

C'est un instantané qui demande à être révélé pour mettre à jour les profondeurs incertaines, les obscurs chatoyants, pour creuser la chair, la mienne, celle des fleurs, mais ma chair est celle de tout le monde. Je suis la matière, je suis l'endroit où tout sommeille, où tout se trouve, l'ombre et la lumière, le plein et le néant, la terre et le ciel. Il me faut avancer, continuer à questionner le monde à travers moi et sentir...

 

Sans agir, en voyageant de façon immobile, en visitant l'envers des choses, les fleurs m'invitent à gravir ma montagne, à approcher les cîmes où mon regard ne pourra jamais aller, à méditer sur l'essence de la création et à entrer dans ma Pachamama, la terre de mon corps, mon Féminin sacré.

 

Je ne peux savoir ce qui apparaît et sera transfiguré dans une photo, toute apparition m'échappe, est un don pour autrui, une bienveillance qui s'évade pour courir vers un ailleurs, donnant à voir au-delà d'elle-même.

 

Chaque fleur, chaque petit morceau du vivant, révèle un mystère qui s'épanche par la seul magie d'un regard extérieur. MT©

 

 

 

 

Michèle Théron Photographies Divine Nature Paris

Mon chemin Michèle Théron Photographies Divine Nature Paris

Mon chemin

2014 © Michèle Théron Photographies

 Proudly created with Wix.com

  • w-facebook
  • w-flickr
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now